Si on ne devait retenir qu’un buzzword dans l’informatique et le numérique qui suscite encore en 2020 à la fois espoir, crainte et incompréhension, il s’agit bien des APIs. Alors on va tâcher dans cet article de vous donner quelques ressources et moyens de démystifier tout ça par vous-même et grâce au no-code.

Si on doit résumer l’usage courant des APIs, aujourd’hui c’est le moyen de se connecter à des services ou des bases de données tierces via Internet. Par exemple, j’utilise l’API de Spotify pour récupérer dans Airtable mes chansons préféré grâce à Zapier. C’est un peu plus compliqué que ça si on veut vraiment comprendre comment ça fonctionne… Alors, on y va !

Note : si vous voulez voir que les trucs un peu fun avec des outils no-code, vous pouvez sauter les “quelques notions de bases”… Mais vous pourrez pas vous plaindre après si vous y comprenez rien hein 😉

Quelques notions de bases

  • Déjà avant d’aller plus loin, faut lire cet article pour comprendre que tout ce dont on va parler repose sur l’architecture client/serveur.
  • Ensuite, la signification de l’acronyme API = Application Programming Interface
  • Il faut bien réaliser que c’est un terme extrêmement générique qui désigne des choses qui vont bien au delà de l’usage commun d’aujourd’hui réservé au domaine de l’Internet et du numérique. Pour comprendre cela, la page Wikipedia peut aider même s’il faut un peu s’accrocher.
  • Le terme auparavant généralement utilisé pour designer le moyen d’interconnecter deux systèmes entre eux via Internet était “webservice”. C’est un sous-ensemble du concept d’API et qui se décline dans différents protocoles/architectures tel que SOAP, WDSL ou REST. C’est pas mal expliqué dans cet article.
  • Pour la faire courte, dans l’usage courant grand public aujourd’hui API = webservice à l’architecture REST. Bref, on parle principalement d’API REST. Par exemple, Airtable offre une super API REST très bien documentée.
  • Dernière chose, ces APIs REST repose sur un formatage de données qu’on appelle le JSON. Et ça croyez-moi, vous avez intérêt à bien comprendre comment ça se lit si vous voulez pouvoir travailler avec des APIs.
  • Et si vous avez toujours rien compris, OpenClassRooms a un cours pas mal sur le sujet donc allez-y et quand c’est pigé vous revenez…

On a aussi bien abordé le sujet avec Louis dans ce podcast :

Les APIs en mode “easy” avec le no-code

Avec les APIs, c’est simple y a principalement deux scénarios possibles:

  • Cas n°1 : vous voulez accéder à des données tierces ou un service tiers via une API. Que ce soit pour lire des informations ou en envoyer à ce service.
  • Case n°2 : vous voulez exposer des données ou un service via une API pour que des personnes tierces puissent y accèder. En gros l’inverse du cas n°1.

Cas n°1 : je veux lire ou envoyer des données via une API

Pour ça pleins d’options no-code mais le but ici c’est pas forcément d’être exhaustif mais plutôt que vous compreniez le principe. Alors voilà quelques exemples en vidéos qu’on a préparé pour vous :

Cas n°2 : je veux exposer mes données à des tiers via une API

Bon alors là on a pas de vidéos tutos malheureusement mais je vais vous donner quelques options :

  • Dans vos applications Bubble, vous avez la possibilité d’exposer à la fois les données de votre base via les Data APIs mais aussi d’exécuter des workflows lors qu’une API est appelée. On parle de Workflows APIs dans ce cas.
  • Integromat propose une fonctionnalité “Webhooks” qui permet de créer une URL, c’est à dire une route d’API simple qui va servir de déclencheur à vos scénarios. En gros, quand quelqu’un appelle votre API, votre scénario se déclenchera automatiquement en prenant en entrée les données reçues.
  • Zapier dispose d’une fonctionnalité similaire mais présentée différemment. Il vous suffit de créer un zap et de choisir comme trigger l’application “Webhooks“, le reste c’est comme pour un zap normal.
  • Dans un autre registre, vous pouvez facilement créer une API à partir d’un fichier Google Sheets en utilisant Sheetson. Vous noterez le subtil jeu de mot avec le format JSON…
  • Enfin, il y a Apify qui vous permet par exemple de scraper un site et exposer une API à partir des données récoltées. Ça peut être redoutablement pratique pour faire des automatisations à partir de site qui n’offre ni API ni intégration à Zapier ou Integromat.

Quelques APIs pour vous exercer de votre coté

Ca y est vous avez tout compris et vous voulez vous exercer un peu en vous connectant à des APIs ? Voici quelques pistes :

Pour finir, en cadeau une de nos présentations sur les APIs

Cette présentation est issue de notre formation Side Project